Économie du bien commun

Jean Tirole

Editions PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE - PUF, 2016

La recherche du bien commun passe en grande partie par la construction d'institutions visant à concilier autant que faire se peut l'intérêt individuel et l'intérêt général.

- Jean Tirole, "Économie du bien commun" -

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POURQUOI CE LIVRE ?

Parce que vous avez déjà vu un prix Nobel d'économie aussi rock'n roll ? En plus de ses régulières injonctions médiatiques - suite à la publication de ce pavé de 550 pages d'économie - Jean Tirole semble s'être fait un devoir d'enseigner l'économie au public le plus large possible. Son objectif affiché : donner des clés de compréhension du monde, en passant par les chemins de l'économie. Si le défi qu'il s'est imposé est de taille, il l'a brillamment relevé! Un livre à lire absolument pour tous ceux qui veulent saisir les enjeux économiques contemporains. Ou à parcourir en 2 minutes chrono ici. 

L’ESSENTIEL EN 2 MINUTES

« La formation et la révision de nos croyances servent aussi à conforter l'image que nous voulons avoir de nous-même ou du monde qui nous entoure; et ces croyances, agrégées au niveau d'un pays, déterminent les politiques économiques, sociales, scientifiques ou géopolitiques.  »

La plupart du temps, nous prenons des décisions forgées par un système de croyance individuel ou collectif loin d'être optimal ni rationnel. Le paradoxe? Cela s'appelle la théorie de l'information!

« Il s'agit de mettre les individus en phase avec la société, en particulier par des incitations qui découragent les comportements nuisibles à celle-ci, comme la pollution, et à l'inverse encouragent les comportements vertueux. »

Tout l'enjeu d'une société est d'atteindre l'équilibre entre la somme des désirs individuels et de l'optimum collectif. Compliqué, si l'on se souvient que nous somme des êtres finis dans le temps...

« Sans renforcer ni affaiblir en lui-même nos liens sociaux, le marché est un miroir de notre âme, rendant ainsi explicite des réalités de société ou des facettes de nos aspirations et de nos préférences que nous aurions préféré cacher non seulement aux autres, mais aussi à nous-même.  »

Le marché n'est ni positif, ni négatif en soi. Il est un outil, de plus est le fruit de nos décisions individuelles!

« L'idée du planisme issue du régime de Vichy et reprise après guerre doit faire place à l'Etat arbitre.  »

La grande idée de Tirole: le rôle de l'Etat est de corriger les défauts du marché. Et surtout pas de le remplacer, au risque d'affoler une machine pouvant devenir infernale.

« Les bénéfices liés à l'atténuation du changement climatique restent essentiellement globaux et lointains, tandis que les coûts de cette atténuation sont locaux et immédiats.  »

Et voilà, tout l'enjeu des négociations sur le climat résumé en quelques mots. C'est ça d'être prix Nobel!

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CE 2MIN’ A ÉTÉ PRÉPARÉ AVEC APPLICATION ET ADMIRATION par Aurélie

Aurélie travaille dans le domaine de l'innovation et des villes du futur. Et de la mobilité. Et de l'environnement. Et un peu de tout en fait ! Passionnée par tout ce qui fait et transforme le quotidien, elle partage ici ses lectures sur l'innovation, l'entreprise, l'environnement et, plus généralement, ce qui fait du bien.

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