Ce que je ne pouvais pas dire

Jean-Louis Debré

Editions Robert Laffont, 2016

L'Etat, en ces périodes de contestations permanentes, tient le choc, comme il a survécu aux alternances et cohabitations

- Jean-Louis Debré, "Ce que je ne pouvais pas dire" -

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POURQUOI CE LIVRE ?

Parce que Jean-Louis Debré a quitté la présidence du Conseil Constitutionnel en mars. Et qu'il s'agit là d'un homme qui a vécu au coeur du système, au coeur de l'Etat, touchant quotidiennement du doigt le plus haut pouvoir. Suite à cette démission, il a (re)trouvé une nouvelle forme de liberté de parole, liberté qui se sent clairement dans ce récit à la première personne, écrit avec une subjectivité assumée. En "y disant ce qu'il ne pouvait pas dire", il livre un point de vue rare sur nos institutions et leur fonctionnement. A lire pour tous ceux qui rêvent de soulever et regarder sous le tapis de l'Elysée...

L’ESSENTIEL EN 2 MINUTES

« Le nouveau président, comme ceux qui l'accompagneront dans l'exercice du pouvoir, va se rendre compte qu'il est plus aisé d'être dans l'opposition, de critiquer ou de dénoncer, que d'assumer les responsabilités de l'Etat.  »

Debré dénonce fermement le jeu politique des oppositions partisanes, qu'il déplore être l'un des éléments majeurs dans l'élaboration des politiques et des lois, au détriment du bien commun...

« C'est un virtuose en politique du jeu de massacre. Quelle satisfaction pour moi d'être sorti de ce monde-là. »

En dépit d'une foi sincère en l'Etat, Debré rapporte la violence des rapports humains lorsque le pouvoir se rapproche: trahisons, meurtres symboliques... On n'est pas loin des Dieux de l'Olympe!

« Les lois soumises au Conseil sont devenues de plus en plus bavardes et incohérentes. Rapidement votées, elles comportent de nombreuses malfaçons, notamment en droit fiscal.  »

Selon lui, la "tyrannie de l'instantané" soumet le législateur à une pression constante pour publier des lois répondant aux besoins de l'actualité. Elles se font du coup dans la hâte, et sans vision

« Dès la première QPC [la « question prioritaire de constitutionnalité » est le droit reconnu à toute personne qui est partie à un procès de soutenir qu'une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit], nous montrons notre capacité à résister au ministère des Finances.  »

En fil rouge du livre, on lit la difficulté pour le Conseil Consitutionnel de ne pas devenir un outil aux mains du pouvoir en place, et de rester une institution d'arbitrage neutre et juridique

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CE 2MIN’ A ÉTÉ PRÉPARÉ AVEC ESPOIR par Aurélie

Aurélie travaille dans le domaine de l'innovation et des villes du futur. Et de la mobilité. Et de l'environnement. Et un peu de tout en fait ! Passionnée par tout ce qui fait et transforme le quotidien, elle partage ici ses lectures sur l'innovation, l'entreprise, l'environnement et, plus généralement, ce qui fait du bien.

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