D'abord ils ont tué mon père

Loung Ung

Editions Plon

J'avais cinq ans à l'entrée des Khmers rouges dans Phonm Penh.

- Loung Ung, "D'abord ils ont tué mon père" -

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POURQUOI CE LIVRE ?

Parce qu'Angelina Jolie vient de commencer au Cambodge le tournage de l'adaptation de ce roman/document, alors vous allez forcément entendre parler de cette histoire. Et c'est tant mieux. Car curieusement, le génocide perpétué par les Khmers Rouges de 1975 à 1979, et qui a décimé 2 millions de personnes (sur une population de 7 millions) est encore très méconnu. Loung Ung avait cinq ans en 1975. Elle a vécu l'arrivée des Khmers rouges à Phnom Penh, la fuite, et les camps de travail, où elle a perdu une partie de sa famille. Son récit poignant fait désormais référence, entre littérature et document. 

L’ESSENTIEL EN 2 MINUTES

« Vous êtes les enfants de l'Angkar. Vous êtes ici parce que vous êtes les plus brillants et les plus rapides. Vous êtes courageux et n'avez pas peur de vous battre. L'Angkar a besoin que vous soyez son avenir.  »

Embrigader les enfants, c'était la recette du régime des Khmers rouges. Dès le plus jeunes âge, certains se voyaient transformés en soldats responsables de surveiller (et punir) les travailleurs.

« Je ne me soucie pas de savoir pourquoi ni comment l'Angkar envisage de transformer le Cambodge. Tout ce que je sais, c'est la douleur constante de la faim dans mon estomac. »

Les victimes ne comprennent rien des ambitions du régime. Les bourreaux ont perdu tout sens de la réalité. La violence et la pauvreté n'en sont que plus insupportables.

« La propriété [...] a créé une division de classe profonde entre les riches et les pauvres.[...] Les importations sont définies comme le mal parce qu'elles ont permis aux pays étrangers d'envahir le Cambodge, pas seulement physiquement mais aussi culturellement. Alors maintenant, ces produits sont abolis »

C'est sur les bases de cette conception nationaliste et anticapitaliste que le pays a sombré pendant 4 ans dans un isolement total, et que le régime a plongé sa population dans une pauvreté absolue.

« Utilise-les, ils ne nous sont plus d'aucune utilité désormais.  »

En tendant des billets à sa fille pour aller aux toilettes, la mère de Loung suggère un monde nouveau: le régime a aboli l'argent. Seuls les Khmers rouges décident qui peut manger, et à quelle heure.

« Je pense que le monde est encore beau en quelque sorte, même quand je ne ressens aucune joie d'être en vie. »

Cette capacité à embrasser l'espoir, c'est ce qui a permis au peuple cambodgien de se reconstruire et de redevenir, très vite, le pays du sourire. Une résilience qui force l'admiration.

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CE 2MIN’ A ÉTÉ PRÉPARÉ EN DIRECT DU CAMBODGE par Olivier

Diplômé de droit, spécialisé en propriété littéraire et artistique, Olivier a travaillé plusieurs années dans le domaine de l'audiovisuel avant de devenir rédacteur pour différentes publications et sites internet. Globe-trotter et touche à tout, il dévore (et dissèque) pour 2MINBOOKS les derniers ouvrages relatifs à l'innovation.

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