Eux, c'est nous

Collectif

Editions Gallimard Jeunesse, 2015

Si un homme, une femme, un enfant souffrent et que personne ne veut les secourir, vous entendrez tout. Toutes les excuses, toutes les justifications [...]. Dès qu'il s'agit de ne pas aider quelqu'un, on entend tout. A commencer par le silence.

- Collectif, "Eux, c'est nous" -

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POURQUOI CE LIVRE ?

Parce que c'est la première fois qu'on voit un livre pour enfants sur le sujet des réfugiés. Texte de Daniel Pennac, illustrations de Serge Bloch, lexique de Carole Saturno et Jessie Magana : le livre explique l'immigration aux plus jeunes - et au passage à leur parents. Tout y passe : enjeux, contexte et actualité, sens des mots. Même si le sujet est complexe et que les avis contradictoires sont très médiatisés, le livre réussit son pari en défendant simplement les valeurs d'accueil et de solidarité. La bonne nouvelle: le fruit des ventes est reversé intégralement à la Cimade, une association de solidarité active avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d'asile. 

 

L’ESSENTIEL EN 2 MINUTES

« Du coup ce n'est plus l'homme qui souffre que nous voyons sur ces images, ni la femme, ni l'enfant... Ce ne sont plus des êtres humains, c'est un grouillement, un pullulement, un déferlement. Une effrayante menace. »

A trop voir d'images sorties de leur contexte sur les réseaux sociaux, on en oublierait presque que les réfugiés ne sont pas une "masse" mais des individus...

« Et ce sont eux, tous ces réfugiés du vingtième siècle jugés chaque fois trop nombreux, qui font, avec nous, la France d'aujourd'hui. Comme les réfugiés d'aujourd'hui feront, avec nous, la France de demain. »

Depuis 2004, 200 000 réfugiés par an sont arrivés en France, soit 0.3% de la population française. Peut-on vraiment dire qu'ils soient "trop nombreux" ?

« De nombreuses études démontrent que les étrangers rapportent plus à l'état Français qu'ils ne lui coûtent. [...] Ils enrichissent aussi notre pays de leur apport à la diversité culturelle. »

L'immigration est une richesse dit le livre. Comme le rappelait récemment Obama dans un discours qui a fait bien parler de lui...

« On oppose parfois les migrants qui quittent leur pays parce qu'ils n'ont ni travail ni avenir, aux réfugiés contraints de partir à cause des violences mettant leur vie en danger. Mais n'est-il pas aussi humain de fuir la misère que la violence ?  »

Classer, c'est déjà stigmatiser. Peut-on s'en tenir à voir en eux des réfugiés tout court, sans chercher plus loin ? 

« Dès que nous cessons d'y réfléchir, quelque chose nous [empêche d'agir]. Ce quelque chose, c'est notre vieille - et terriblement humaine - peur de l'autre. Notre vieille - et terriblement humaine - peur du changement. »

On n'avait pas dit justement que le changement c'était maintenant ?

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CE 2MIN’ A ÉTÉ PRÉPARÉ EN PENSANT à EUX par Jessica

Ancienne libraire, passionnée d'astronomie, de cuisine, de littérature et de nouvelles tendances, Jessica rêve d'une île déserte pour y lire tous les livres du monde en mangeant des tartes tropéziennes, au clair de Lune. En attendant, elle surfe sur le web à la recherche de quelques pépites et partage sur 2minbooks ses coups de coeur.

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